Quelle est la particularité de l’éducation française ?

Tous les parents veulent donner à leur enfant la meilleure éducation possible, mais en même temps, ils veulent que leur enfant se sente en sécurité, heureux et qu’il profite de son enfance tout en allant à la maternelle ou à l’école primaire. Alors, quand vient le temps de laisser l’enfant sortir de la maison, un grand casse-tête commence – où est-ce le mieux? Nous avons rencontré Jean-François Hébrard, le directeur de l’école primaire du Lycée Français de Vilnius.

Jean-François Hébrard, directeur de l’école primaire du LIFV

Lorsque des jardins d’enfants et des écoles de différents styles pédagogiques sont proposés en Lituanie, pourquoi les parents devraient-ils prêter attention à l’école maternelle française ?

En plus de prendre en compte le bien-être et le développement physique, affectif et cognitif du jeune enfant de 2 à 5 ans, nous cherchons à lui enseigner les compétences sociales dont il aura besoin pour bien grandir en tant qu’être-humain. A l’école maternelle du LIFV, comme en élémentaire, on enseigne le français, le lituanien et l’anglais et proposons un programme pédagogique, linguistique et culturel riche et varié, ouvert sur le monde. Notre lycée français international développe tout au long de la scolarité le programme de l’Education nationale française, avec la volonté d’apporter à l’enfant une vision plus large du monde.

En choisissant notre école maternelle française, les parents choisissent pour l’avenir de leur enfant l’ensemble du système éducatif français qui va jusqu’au lycée. Nos élèves de la maternelle deviendront des écoliers puis des collégiens, des lycéens et, après avoir passé les examens nationaux français de terminale, obtiendront le fameux diplôme du baccalauréat et pourront entrer dans les meilleures universités et écoles en France et dans le monde.

Dans votre système, les enfants de maternelle sont appelés « élèves », ce qui peut dissuader les parents lituaniens, car il semble que le jardin d’enfants fasse partie de l’enfance alors que l’école soit déjà associée à un adieu à l’enfance. Nos parents ont du mal à se séparer de leurs enfants, en particulier les mères. Y a-t-il des différences entre nos cultures ?

Depuis 1881, date de naissance de l’école maternelle en France, sa mission principale est de donner envie aux enfants d’aller à l’école pour apprendre, affirmer et épanouir leur personnalité. C’est une école où les enfants vont apprendre ensemble, et vivre ensemble. Peu à peu, l’enfant qui intègre l’école maternelle va apprendre les règles de l’école et participer à notre système scolaire qui est pensé comme une globalité (le socle commun) qui va de 3 à 18 ans avec un programme structuré et complémentaire tout au long de ces années. C’est pourquoi nous les appelons « élèves » et non pas « enfants », terme qui correspond davantage à la vie en famille.

La classe de TPS (Toute Petite Section) qui accueille les enfants de 2-3 ans, est ce que nous appelons une « classe passerelle » entre la crèche et l’école, c’est-à-dire un jardin d’enfant.

En France, dès l’âge de trois ans, tous les enfants doivent aller à l’école, comme en Lituanie à partir de sept ans. Bien que la journée à l’école maternelle soit structurée, quand bien même nous les appelons élèves, nous sommes parfaitement formés et conscients d’avoir à faire à des enfants très jeunes. Tous les apprentissages se passent de manière ludique.

A l’école maternelle française, chaque classe suit un emploi de temps mais il n’y a pas de sonnerie et les enfants sont assez libres. Contrairement aux idées reçues, à ce stade, ils ne s’assoient pas de façon disciplinée, pour étudier toute la journée.

Certes, ils doivent participer à un programme, lever la main pour demander la parole ou exprimer un besoin auprès de l’enseignant. Notre école maternelle est plus structurée qu’un jardin d’enfant et le jeu y est important même s’il est plusieurs fois par jour orienté vers des apprentissages liés au programme.

Jusqu’à l’âge de cinq ans, l’école française est appelée l’école maternelle car son nom lui-même sous-entend un lien proche avec la mère. C’est la toute première éducation scolaire que reçoit l’enfant et l’enseignante prend soin de ses élèves comme la mère de ses enfants.  

Selon le système français, la première année du primaire commence un an plus tôt qu’en Lituanie, à partir de 6 ans, car les enfants scolarisés depuis l’âge de 3 ans sont enfin prêts à apprendre à lire et à écrire.

Aujourd’hui, on a un désir de liberté absolue pour nos enfants, afin qu’ils éprouvent le moins de limites possibles et entendent le moins souvent possible, le mot « non ». Est-ce compatible avec l’éducation française?

Le concept de l’école maternelle française est certainement différent d’autres écoles qui promeuvent une éducation absolument libre. La plupart des Français pense qu’il est plus approprié pour des enfants de grandir avec des limites claires et une éducation structurée. Ainsi à l’école maternelle, les petits écoliers eux-mêmes se sentent plus épanouis et plus en confiance lorsqu’ils ont une idée claire de l’organisation de leur journée.

 Tous les cours sont conçus en fonction de l’âge et du développement cognitif, affectif, émotionnel et physique des enfants. Les élèves jouent beaucoup à l’école maternelle française, même si comme je l’ai déjà dit, ces jeux sont à certains moments de la journée, orientés vers des activités thématiques régulières issues du programme, lequel couvre 5 domaines :  

  • mobiliser le langage dans toutes ses dimensions
  • agir, s’exprimer, comprendre à travers l’activité physique
  • agir, s’exprimer, comprendre à travers les activités artistiques
  • construire les premiers outils pour structurer sa pensée (mathématiques)
  • explorer le monde (se repérer dans l’espace et le temps et explorer le monde du vivant, de la matière et des objets)

Les élèves participent constamment à différents ateliers, ils dessinent, jouent, écoutent des histoires, chantent, courent, mais tout cela a un but : leur apporter des connaissances culturelles, des compétences spécifiques, comprendre les nombres, les lettres, l’espace, le temps, etc. Chaque jour, les enfants vont au gymnase de l’école, où ils font des activités physiques organisées. Il ne s’agit pas seulement de courir librement. Le programme est conçu pour que de multiples formes de l’intelligence et du savoir soient mobilisées par l’élève au quotidien. La langue française y est prédominante, elle est utilisée pour communiquer avec les enfants mais le lituanien n’est pas oublié puisqu’il est enseigné à partir de 4 ans et l’anglais est également introduit dès l’âge de 5 ans.

Lorsqu’un enfant démarre à l’école maternelle française, à partir de l’âge de deux ans, est-il immédiatement immergé dans cette langue ?

Oui absolument, plus l’enfant est petit, plus il est réceptif aux langues ; il ne se rend même pas compte qu’il entend une langue étrangère, il l’accepte et l’apprend très naturellement.  C’est ce que Maria Montessori a défini comme « l’esprit absorbant ».

Au LIFV, nous acceptons tous les enfants sans distinction de nationalité ou de langue. En maternelle, le personnel se compose d’une enseignante qui parle français (cela peut être un Français ou toute autre personne maîtrisant parfaitement le français et ayant les qualifications requises) et d’une assistante lituanienne qui peut expliquer et rassurer l’enfant dans sa langue maternelle si le français n’est pas encore maîtrisé. Peu à peu, la traduction de l’assistante lituanienne est de moins en moins nécessaire, car les enfants évoluent très vite et comprennent rapidement le français.

Pour les non-francophones plus âgés (à partir de 6 ans), nous mettons en place un dispositif spécial que l’on appelle « classe passerelle FLSCO » et qui permet d’acquérir très rapidement les bases de la langue française.

Monsieur le Directeur, sur la base de votre riche expérience, lorsqu’un enfant commence à fréquenter la maternelle, disons, dès l’âge de deux ans, quand sera-t-il capable de commencer à parler en Français ?

Quand il arrive dans une maternelle française, l’enfant ne devient pas bilingue tout de suite bien sûr, surtout s’il n’a jamais entendu cette langue auparavant. Cependant, le processus va assez vite et cela dépend surtout de la motivation de l’enfant et de l’encouragement de ses parents. En quelques mois à peine, ces petits maîtrisent déjà une cinquantaine de mots en français. En effet, c’est possible grâce à des rituels quotidiens, des moments collectifs réguliers où l’on parle de la météo du jour, des jours de la semaine, des élèves présents, des animaux, etc. On chante aussi régulièrement des comptines que l’on associe à des gestes ou à de la danse et l’on utilise aussi de nombreuses images associées aux mots pour faciliter leur mémorisation. Il est toujours très important de savoir dans quelle mesure la famille de l’enfant elle-même est impliquée dans ce processus, dans quelle mesure les parents montrent de l’intérêt pour la langue et commencent peut-être eux-mêmes à l’apprendre petit à petit. Si vous avez deux enfants qui fréquentent l’école française, disons, l’un à l’âge de quatre ans et l’autre à l’âge de six ans, vous constaterez qu’à la maison, ils échangent déjà parfois des phrases en français.

Il y a beaucoup de recherches qui montrent qu’un enfant qui entend deux langues se développe mieux, est plus mature et son cerveau est plus souple, plus adaptable. De plus, en apprenant une langue étrangère, l’enfant maîtrise mieux sa langue maternelle car, grâce à un phénomène de comparaison naturel (métalangage), il connaît mieux la structure d’une langue ou de l’autre. Certains pensent qu’il vaut mieux apprendre d’abord sa langue maternelle, puis seulement une seconde langue ensuite mais l’expérience des écoles françaises internationales montre le contraire. Le bilinguisme enrichit et développe les connexions neuronales et rend l’enfant plus éveillé.

Un autre exemple de ce que le multilinguisme apporte dès la petite enfance : un enfant apprend à regarder toutes les questions sous plusieurs angles, sa réflexion est plus complexe, en particulier dans les classes supérieures, lors de l’apprentissage des mathématiques, notamment en résolution de problèmes. Connaître plusieurs langues enseigne également la tolérance et l’ouverture sur le monde. Tout ceci découle naturellement de l’enfance et de l’éducation quand on voit qu’il y a toutes sortes de gens autour de soi.

A l’école maternelle française, ce bilinguisme naturel, le français et le lituanien, se développe donc grâce à l’enseignante française et à l’assistante lituanienne et cela met les enfants en confiance. Les cours d’anglais commencent à 5 ans. La 4ème langue, l’espagnol par exemple, démarre en 6ème (11 ans) au collège. Ensuite, les élèves peuvent choisir une 5ème langue, l’allemand ou le russe par exemple. Les enfants lituaniens à partir de 6 ans ont 3h de cours de lituanien par semaine et l’Histoire de la Lituanie est enseignée dès les classes de collège. L’école française attache beaucoup d’importance à la langue lituanienne car c’est notre pays d’accueil et notre école est souvent choisie par des familles lituaniennes attachées à leur pays et qui souhaitent en même temps offrir à leurs enfants une éducation internationale sérieuse.

Par rapport à votre question sur le saut de classe et la possibilité de faire avancer plus ou moins vite un élève en fonction de ses capacités, je dirais qu’il faut être prudent. Il y a une mode actuellement chez les parents de penser que leur enfant est un génie. Dans le système français, tout est possible mais en tant qu’enseignants et éducateurs, nous sommes prudents et prenons en compte l’état psychologique, affectif/émotionnel, cognitif et physique de l’enfant avant de prendre une telle décision. D’autant que nous sommes formés à la différenciation des activités au sein de nos classes en fonction des besoins et du rythme de l’élève. Par exemple, on travaille particulièrement avec ceux qui ont des difficultés ou des besoins spécifiques, comme ceux qui ont de la dyslexie, dyscalculie, dysgraphie, etc.

Il faut laisser le temps à l’enfant d’exister et de s’épanouir, d’autant qu’en école bilingue, il y a déjà beaucoup à faire. Il ne faut pas brûler les étapes même si un enfant est doué. Tout se fait dans le dialogue avec les familles. Bien sûr, si nous voyons qu’un enfant a des capacités exceptionnelles, le conseil des maîtres étudiera la possibilité de le faire accéder à une classe de niveau supérieur. L’avis et l’état psychologique de l’enfant sont aussi très importants, car se sentira-t-il bien en étant avec des enfants plus âgés que lui ?

Il existe de nombreux mythes sur l’éducation de certains pays, notamment français, juif et scandinave, en Lituanie. Pouvez-vous commenter ?

Je ne peux que commenter l’éducation française (rires). Certes, les enfants français sont plus disciplinés. Historiquement, ils ont été élevés selon un seul modèle (Jules Ferry). Maintenant les temps ont changé : les enseignants consacrent beaucoup de temps individuel à chaque enfant.

Depuis la maternelle, chaque classe suit un emploi du temps quotidien avec un programme et des apprentissages liés aux langues, à la connaissance du monde, aux mathématiques, à l’activités physiques, aux arts, et, très important, des compétences nécessaires pour la vie en communauté. Il est vrai que dans l’éducation française, dès la maternelle, il est important d’introduire des règles pour apprendre à vivre ensemble, à se respecter les uns les autres, à patienter, à écouter. C’est un mode de vie français. Comment se comporter à table ? Comment et quelles règles de civilité faut-il respecter (politesse, comportement) pour s’adresser à ses camarades, aux adultes ? etc. Nous disons constamment «bonjour», «merci», «s’il vous plaît», «excusez-moi».

L’école française est aussi une école inclusive où tous les profils sont accueillis, quelques soient les difficultés ou handicaps. Notre infirmière veille au bien-être et à la santé de nos élèves.

Enfin, nous tenons à ce que nos élèves de classes différentes se rencontrent régulièrement, soit par le biais de projets communs ou sur les moments de récréation ou de périscolaire (activités de loisirs après la classe).

 Quelle est votre opinion par rapport à l’attachement de la mère à l’enfant : ce lien ne sera-t-il pas rompu si l’enfant commence à fréquenter l’école si tôt ?

Non, absolument pas. Depuis Piaget (stades sensori-moteurs et pré-opératoires) et Bowlby (théorie de l’attachement), nous savons que l’enfant de 2 ans a déjà établi un lien de confiance très fort avec sa mère et qu’il est prêt à s’ouvrir au monde extérieur car il est déjà suffisamment autonome. Si le lien d’attachement est bien construit à la maison avec ses parents et que l’enfant se sent aimé et sécurisé affectivement, il déploiera la même confiance en maternelle envers notre enseignante ou notre assistante du moment que ces nouvelles figures d’attachement sont stables sur la durée, ce que nous garantissons. Nous voyons que nos élèves adorent l’école maternelle française et les parents le disent ! Chaque jour, un contact étroit est maintenu avec les familles pour s’assurer du bien-être de l’enfant. Lorsqu’ils démarrent, les enfants de 2-3 ans sont immergés progressivement à l’école maternelle : le premier jour, l’enfant restera par exemple une demi-heure, puis progressivement une demi-journée, etc. On veillera au bien-être et aux besoins individuels de chacun.

Est-il vrai que dormir à l’école maternelle française est un libre choix ?

Prendre le temps d’une sieste dans la journée permet de regagner de l’énergie pour la fin de la journée, et de continuer à sécréter l’hormone de croissance principalement développée pendant les phases de sommeil. Faire la sieste en maternelle, cela aide donc à bien grandir ! Mais nous nous adaptons aux besoins de chaque enfant au fur et à mesure de l’année : certains ont toujours besoin de dormir à 4/5 ans tandis que d’autres n’ont plus cette envie dès 3 ans. Cela dépend de l’enfant, tous les enfants sont différents et leur rythme n’est pas le même durant la journée. Bien sûr, nous en parlons avec les parents, car souvent les enfants disent qu’ils ne le veulent pas dormir alors qu’ils en ont besoin. Chez nous, les habitudes et les besoins de chaque famille sont toujours pris en compte. Les enfants qui ne dorment pas continuent toutes sortes d’activités avec l’enseignante.

Le système pédagogique français a une très bonne réputation dans le monde entier.  Certains parents aimeraient inscrire leur enfant dans un jardin d’enfants français, mais ils peuvent être intimidés par sa réputation particulière – ce n’est pas pour nous, probablement trop cher, trop élitiste, etc.?

Les écoles françaises de notre réseau AEFE à travers le monde (140 pays, 525 établissements, 370 000 élèves) sont privées et payantes. Mais beaucoup sont très accessibles comme la nôtre. Cette école est une association à but non lucratif et tous les parents qui signent un contrat avec l’école adhèrent à une association de parents qui prend beaucoup de décisions importantes concernant l’éducation et l’organisation de notre école. Ce n’est pas une entreprise qui fait des profits et l’argent des familles est réinvesti dans l’éducation de leurs enfants.

L’enseignement français est un des plus accessible au monde car depuis la Révolution française, il défend la célèbre devise « Liberté, égalité, fraternité ». Au départ, toutes les écoles étaient gérées directement depuis Paris, mais peu à peu, elles ont gagné en autonomie, notamment grâce aux familles non-françaises qui lui ont permis de bien se développer.

La réputation de notre enseignement vient du fait que la France assure un programme scolaire passionnant, structuré, unifié et cohérent partout dans le monde. La qualité de ses enseignants complète cette réputation qui vient du fait qu’historiquement, en France, le métier d’enseignant a toujours été très respecté et considéré comme prestigieux. Réussir le concours d’enseignant est assez difficile à obtenir car c’est une qualification élevée.

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Le début

L’histoire de l’école française de Vilnius a commencé en 1992, lorsque plusieurs familles françaises ont voulu offrir à leurs enfants une éducation française. Peu à peu, l’école s’est agrandie, mais le principe est resté le même: rendre l’enseignement français accessible au plus grand nombre. En conséquence, le tarif reste accessible pour un enseignement de cette qualité et les bénéfices perçus sont réinvestis dans l’école. L’année prochaine, le lycée français de Lituanie fêtera ses 30 ans. C’est ce qu’on peut appeler l’histoire d’une réussite. C’est probablement dû au fait que notre système pédagogique est reconnu comme sain et équilibré pour l’éducation d’un enfant. Lorsqu’un enfant a trop de liberté, il ne sait plus où sont les limites qui assurent sa sécurité et les règles qui permettent son intégration à la société. Contrairement à ce que disent certaines mauvaises langues, chez nous, les enfants ne sont pas des robots obéissants. Ils ont beaucoup de liberté et vivent pleinement leur enfance : ils jouent, apprennent à travers des apprentissages structurants, se socialisent et sont heureux.

Animateurs

Le programme pédagogique dure cinq heures par jour, du lundi au vendredi – 3h le matin et 2h00 l’après-midi. Les cours commencent à 8h30 et se terminent à 15h. Les enfants peuvent être accueillis à l’école dès 7h30 et rester après la classe entre 15h et 18h. Des animateurs – ce ne sont pas des enseignants- sont là pour assurer leur sécurité et jouer avec eux au travers d’activités diverses.

En bref

L’école française située à Vilnius accueille, éduque et instruit des enfants de l’âge de 2 ans jusqu’à 18 ans. Le LIFV abrite quatre niveaux de l’enseignement français, étroitement liées les uns aux autres : école maternelle, école primaire, collège et lycée.

Le LIFV fait partie du plus grand réseau d’école au monde, l’AEFE, qui comprend 525 écoles. Les écoles françaises du monde entier fonctionnent avec le même système éducatif. Ce réseau d’écoles à travers le monde est le fruit de la loi française sur la liberté et l’égalité, entrée en vigueur il y a 140 ans et qui affirme que les Français dispersés dans le monde ont droit à la même éducation qu’en France. En Lituanie, les enfants de toutes nationalités sont admis à l’école maternelle française. L’institution est répartie entre deux bâtiments. Les classes de maternelle et de CP étudient à Antakalnis, r. Šilo 13. Cette année, l’école primaire, le collège et le lycée s’installent dans un nouveau bâtiment de la vieille ville, r. Subačiaus 7. Les enfants qui ne parlent pas français pourront également commencer leurs études au LIFV grâce à des programmes de classes passerelles.

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